I. Renoncement à l’autorité normative
LDX est un cadre de lecture et de traçabilité non normatif.
Il ne décide pas.
Il ne valide pas.
Il ne certifie pas.
LDX n’a pas vocation à dire ce qui doit être fait,
ni à juger ce qui a été fait.
Toute décision demeure extérieure au cadre LDX
et relève exclusivement des acteurs humains ou institutionnels concernés.
Ce renoncement est irréversible.
Il conditionne l’existence même du cadre.
LDX ne peut être invoqué comme autorité,
ni comme justification,
ni comme preuve de légitimité.
Lorsqu’un cadre commence à dire « ce qui s’impose »,
il cesse d’être un cadre.
II. Renoncement à l’appropriation totale
LDX n’est pas un actif informationnel librement appropriable.
Il n’est ni un contenu,
ni une œuvre ouverte,
ni un corpus réutilisable sous licence de diffusion générale.
LDX ne relève d’aucun régime de type open content
et n’est placé sous aucune licence de réutilisation généralisée.
Le principe fondateur est différent :
usage conditionnel, traçable, révocable.
Cela implique que :
- l’usage du cadre peut être autorisé sans être cédé ;
- l’exposition publique n’emporte aucun droit d’appropriation ;
- toute tentative de captation, de normalisation ou de dérivation abusive
constitue une sortie immédiate du cadre.
La marque LDX, déposée et exploitée exclusivement par Diagonia SRL,
agit comme un verrou d’usage,
et non comme un label ni un signe de validation.
Ce renoncement empêche volontairement
toute exploitation extractive du cadre,
y compris lorsqu’elle serait techniquement ou juridiquement possible.
III. Renoncement à la personnification
(principe de satoshisation)
LDX n’est pas adossé à une autorité personnelle.
Bien que le cadre ait été initié par des individus identifiables,
il est conçu pour leur survivre
et pour rester lisible, critiquable et opérant
sans recours à une figure fondatrice.
LDX renonce explicitement à :
- la personnification médiatique,
- l’autorité charismatique,
- la dépendance à un auteur, un garant ou un porte-parole humain.
Le cadre doit tenir :
- par son architecture,
- par ses limites explicites,
- par sa capacité à dire non,
et non par la réputation de ceux qui l’ont formulé.
Ce renoncement n’efface pas l’origine.
Il empêche sa captation symbolique.
IV. Conséquence assumée : un modèle économique volontairement bridé
Les trois renoncements précédents produisent une contrainte directe :
LDX ne peut pas être monétisé comme un pouvoir.
Cela n’implique pas l’absence de modèle économique,
mais en détermine strictement la forme.
LDX est exploité par Diagonia SRL selon un modèle volontairement limité, fondé sur :
- des licences d’usage conditionnelles, non normatives et révocables ;
- des applications spécifiques (traçabilité, cadrage, exposition de périmètre) ;
- des missions d’architecture et de gouvernance, sans promesse de résultat ;
- des déploiements institutionnels où le cadre agit comme frein, non comme accélérateur.
Sont explicitement exclus :
- toute certification,
- toute promesse de conformité,
- toute automatisation décisionnelle,
- toute exploitation propriétaire fermée du cadre lui-même.
La valeur économique de LDX ne réside pas dans ce qu’il autorise,
mais dans ce qu’il empêche.
Ce bridage n’est ni accidentel ni transitoire.
Il constitue la condition de crédibilité du cadre à long terme.
Formulation de clôture
LDX accepte de perdre :
- en vitesse,
- en diffusion,
- en simplicité marchande,
pour gagner :
- en robustesse,
- en lisibilité institutionnelle,
- en résistance à la récupération.
LDX n’est pas conçu pour convaincre la majorité,
mais pour rester lisible par ceux
qui savent reconnaître un cadre
qui renonce à promettre.
