Attendre n’est pas différer l’action.
Ce n’est ni une sagesse molle,
ni une promesse de récompense future.
Attendre consiste à ne pas agir trop tôt,
lorsque l’action prématurée figerait
ce qui n’est pas encore lisible.
Il existe un temps fragile
où quelque chose peut être reconnu
sans être imposé,
partagé sans être verrouillé,
exposé sans devenir indiscutable.
Ce temps n’est ni celui de la preuve,
ni celui de la décision,
ni celui de l’urgence.
C’est le temps de la reconnaissance.
À qui sait attendre,
non pour que l’évidence arrive,
mais pour pouvoir la reconnaître
avant qu’elle ne s’impose.
Lorsque l’évidence s’impose,
elle cesse d’être reconnue :
elle devient une contrainte,
un récit clos,
un fait indiscutable.
Attendre, ici,
ne consiste pas à suspendre l’action,
mais à préserver la possibilité
de voir sans subir,
de comprendre sans obéir,
de partager sans imposer.
LDX s’inscrit dans ce temps précis :
avant la clôture,
avant la norme,
avant que l’évidence ne devienne irréversible.
