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Formulation
LHX reconnaît que certaines formes de dissidence, d’humour et d’absurde jouent un rôle essentiel dans la préservation de la lucidité humaine face aux systèmes normatifs, techniques ou idéologiques.
Ces formes n’agissent ni comme des contre-pouvoirs institutionnels,
ni comme des doctrines alternatives.
Elles opèrent comme des mécanismes de décalage.
Elles révèlent les incohérences,
les excès de sérieux,
les automatismes de pensée
et les zones de rigidité des cadres dominants.
L’humour et l’absurde ne produisent pas de solution.
Ils introduisent une faille cognitive qui empêche la clôture totale du sens,
en rappelant que toute rationalisation peut devenir aveugle à ses propres limites.
Dans cette perspective, la dissidence n’est pas définie par l’opposition frontale,
mais par la capacité à désaligner sans détruire,
à perturber sans imposer,
et à rendre visible ce qui échappe aux récits officiels.
LHX intègre ces formes comme des signaux faibles de vigilance :
non comme des modèles à suivre,
mais comme des rappels de la fragilité de toute construction humaine.
Autrement dit
Il existe des situations où expliquer ne suffit plus.
Quand tout devient trop sérieux,
trop bien cadré,
trop justifié,
l’humour, la dissidence ou l’absurde sont parfois les seuls moyens de retrouver de l’air.
Ils ne disent pas quoi faire.
Ils montrent que quelque chose cloche.
Un rire, un décalage, une phrase absurde
peuvent révéler une vérité
que des discours parfaitement raisonnables
n’arrivent plus à faire entendre.
LHX ne glorifie ni la provocation,
ni la marginalité.
Il reconnaît simplement que, dans certains contextes,
ces formes permettent de desserrer l’emprise des récits dominants
et de rouvrir un espace de pensée.
Clarification
L’humour n’est pas une fuite.
L’absurde n’est pas une négation.
La dissidence n’est pas une posture.
Ce sont parfois les derniers espaces
où la pensée peut encore respirer,
là où tout le reste est devenu trop sérieux pour rester juste.
LHX ne s’y réfugie pas.
Il les reconnaît comme des contre-pressions vitales,
nécessaires pour éviter que la raison
ne devienne elle-même aveugle.
