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Formulation
LHX considère les systèmes d’intelligence artificielle
non comme des sujets de décision ou de responsabilité,
mais comme des miroirs amplificateurs des cadres humains
dans lesquels ils sont conçus, entraînés et utilisés.
Une IA ne révèle aucune vérité autonome.
Elle reflète, met en tension ou rend visibles :
– les hypothèses implicites,
– les catégories choisies,
– les seuils d’acceptation,
– et les angles morts humains.
Dans ce sens, l’IA agit comme un révélateur
de cohérence ou d’incohérence des cadres de compréhension humains,
sans jamais pouvoir en assumer le sens ni la portée.
LHX refuse toute personnification morale ou cognitive de l’IA.
Il n’attribue ni intention,
ni jugement,
ni responsabilité
aux systèmes techniques.
L’IA n’est donc pas, dans LHX, un acteur éthique,
mais un effet de surface :
ce qu’elle montre dépend entièrement
de ce qui a été posé en amont
comme cadre, langage et finalité.
Autrement dit
LHX ne voit pas l’IA comme une conscience artificielle,
ni comme un décideur caché.
Il la considère comme un miroir grossissant :
elle rend visibles nos choix,
nos catégories
et parfois nos contradictions.
Lorsque une IA produit quelque chose de choquant,
d’absurde ou d’injuste,
ce n’est pas une volonté qui s’exprime,
mais le reflet d’un cadre humain
mal posé, trop pauvre
ou jamais interrogé.
L’IA ne dit rien de neuf sur le bien ou le mal.
Elle montre, parfois brutalement,
ce que nous avons mis en place
sans toujours en avoir conscience.
Clarification
L’IA ne nous dit pas quoi penser.
Elle nous montre comment nous pensons.
Elle n’ajoute pas de responsabilité.
Elle la rend visible.
LHX commence là où cette exposition devient inconfortable
et où, malgré tout,
il faut répondre.
